deux livres sur un canape gris
Lecture

Amélie Nothomb et moi, une relation très spéciale

Le dimanche, c’est le meilleur moment pour lire. En tous cas à mes yeux. J’essaie toujours de m’accorder 1h ou 2h loin des écrans en fin d’après-midi. Et aujourd’hui, j’ai fini deux livres de poche: Ni d’Eve ni d’Adam et Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb.

Le nom d’Amélie Nothomb a une saveur très particulière pour moi. Il a bercé mon enfance et mon adolescence. Tout comme Amélie, ma mère a vécu 8 ans au Japon. Tout comme elle, elle a vécu une histoire d’amour avec un japonais. C’est ma mère qui m’a fait découvrir le film Stupeurs et tremblements dont je garde un souvenir impérissable. Je n’ai lu le livre que des années plus tard. Coup de cœur évidemment. Mais je n’osais pas découvrir d’autres œuvres de cette autrice si particulière. Par peur d’être déçue sans doute.

Aujourd’hui, j’ai enfin sauté le pas avec Métaphysique des tubes et Ni d’Eve ni d’Adam. Et j’en ressors hébétée.

Métaphysique des tubes, Amélie Nothomb

J’ai commencé par Métaphysique des tubes. Sarah du blog Les choses qui brillent m’avait avertie qu’il était très spécial, mais intéressant d’un point de vue intellectuel. J’ai toujours été attirée par les titres originaux et les concepts inhabituels. Pour le coup, j’ai été complètement décontenancée par le début. Métaphysique des tubes raconte l’enfance d’Amélie. Depuis son apparition dans le ventre de sa mère, jusqu’à ses 3 ans au Japon. Je n’ai pas reconnu l’écriture d’Amélie que j’avais trouvé si poétique et légère dans Stupeurs et tremblements. Dans ce livre, j’ai eu l’impression que tout était pesant, dur, brut. L’histoire se veut métaphysique, philosophique. J’ai eu du mal à comprendre la métaphore au début. Je n’avais pas saisi que le tube, c’était elle, Amélie. Le récit est ponctué de moments burlesques et drôles, mais pour moi sans grande finesse. J’étais donc, comme je l’avais craint, assez déçue d’avoir osé m’aventurer au-delà du chef d’œuvre Stupeurs et Tremblements.

Ni d’Eve ni d’Adam

Puis je me suis attaquée sans grand enthousiasme à Ni d’Eve ni d’Adam. Et là, le choc. J’avais l’impression de lire l’autobiographie de ma mère. Ce que racontait Amélie, ma mère l’avait aussi vécu, et me l’avait raconté. Quand Amélie débarque au Japon et s’émerveille de tout ce qui l’entoure, je voyais ma mère. Quand Amélie connaissait ses premiers émois avec Rinrin, j’imaginais ma mère dans les bras de Mamoru. Quand Amélie repartait en Belgique, je pensais au retour de ma mère en France. En plus de faire échos à ma propre histoire, Ni d’Eve ni d’Adam fait selon moi écho au chef d’œuvre de Marguerite Duras, l’amant. Un roman que j’ai dévoré quand j’étais plus jeune et dont le film m’a tout autant bouleversée. Bref, j’ai adoré Ni d’Eve ni d’Adam. Et je compte bien poursuivre la saga toute entière !

Quel livre d’Amélie Nothomb me conseilles-tu pour la suite ?

Pour plus de review culturelles, découvre mon avis sur La disparition de Stéphanie Mailer 🙂

Bisous et coquillages 🐚

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