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Bien-être

Arrêter la pilule

J’arrête la pilule… Comme beaucoup de femmes, la pilule a été mon premier moyen contraceptif. Je l’utilise depuis que j’ai 15 ans. On me l’a même prescrit pour limiter l’apparition d’acnée. Aussi loin que je me souvienne, on ne m’a jamais vraiment parlé de ses effets secondaires (prise de poids, migraines). Et je n’en ai pour ma part jamais constaté (si ce n’est que mes règles sont plus régulières). Je ne fais pas partie de cette catégorie de femmes aux règles douloureuses et hyper abondantes, pour qui la pilule est une bénédiction. Pourtant, j’ai décidé d’arrêter la pilule.

Pourquoi arrêter la pilule?

Parce que la pilule est, et reste un médicament. Il s’agit d’hormones que l’on ingère quotidiennement et qui modifient le rapport à notre corps. Grâce à ce petit comprimé, les règles sont moins douloureuses, moins abondantes, plus régulières. C’est comme si la pilule masquait les véritables sensations que nous sommes censées éprouver lors des menstruations. Je ne dis pas que je cherche à ressentir de la douleur. Je souhaite simplement me reconnecter avec mon corps, le ré-apprivoiser.

Ensuite, parce que la pilule n’est pas faite pour moi. Je suis quelqu’un de très tête en l’air, très distrait. J’oublie régulièrement ma pilule, malgré les alarmes, les applications, les post-it. La pilule devient donc davantage une corvée qu’une solution. Et je ne peux plus vivre dans ce climat anxiogène.

Enfin, parce que la pilule pollue. Lorsque vous ingérez un comprimé, il libère des hormones que votre corps traite en partie. Le reste de ces hormones est rejeté dans vos selles, qui vont tout droit dans la mer. Les particules sont ensuite ingérées par les poissons et les crustacés. Puis c’est à votre tour de les manger. C’est un cercle vicieux. Sans compter que la production des emballages n’a rien d’écologique ! Alors j’arrête la pile et je passe au stérilet.

Arrêter la pilule pour le stérilet en cuivre

Plusieurs solutions s’offraient à moi pour pallier l’arrêt de la pilule. Le préservatif, les spermicides, le stérilet à hormones, le retrait… Une amie proche porte un stérilet en cuivre un depuis quelques années est en est très satisfaite. A force d’en parler autour de moi, j’en a conclu que c’était ce qui me convenait le mieux. Le stérilet en cuivre ne diffuse pas d’hormones, on le garde 5 ans (pas d’emballages inutiles), et on a pas besoin d’y penser tous les jours donc pas de risques d’oubli. J’étais convaincue!

C’est quand j’ai commencé à me renseigner sur internet que j’ai déchanté. La plupart des articles, des vidéos, des témoignages étaient effrayants, alarmistes, décourageants. « La pose est hyper douloureuse ». « Il y’a des risques de perforation utérine ou de grossesse intra-utérine ». « Le stérilet n’existe que pour les femmes ayant déjà eu un enfant ». « C’était la pire expérience de toute ma vie ». Malgré mes doutes, j’ai pris rendez-vous chez une nouvelle gynéco.

Mon expérience avec la pose du stérilet

La gynéco était jeune, dynamique et sympathique. Mais quand j’ai commencé à lui parler de mon projet, elle a tenté de me dissuader. Elle m’a expliqué que le stérilet n’était pas fait pour les femmes avec de nombreux partenaires car il accélère les infections. Je l’ai rassuré en lui affirmant que j’avais le même copain depuis 4 ans. Elle m’a fait une échographie pour vérifier que mon utérus était assez grand, et m’a envoyé dans un labo pour faire un prélèvement vaginal et vérifier la présence ou non d’une infection. Quelques semaines plus tard, j’étais de retour pour la pose, avec dans les mains une très grande boite contenant le stérilet un kit de pose. J’avais pris au préalable un anti-inflammatoire qu’elle m’avait prescrit.

Après désinfection, la gynéco a placé une pince de pozzi à l’entrée de l’utérus pour le redresser. Et là, ça à fait très mal pendant 10s. Je crois que c’est à ce moment-là que je me suis demandé pourquoi j’avais voulu arrêter la pilule haha. Elle a attendu quelques secondes que la douleur se dissipe puis elle a introduit une règle dans l’utérus pour le mesurer de nouveau. Ca a fait mal aussi. Enfin, elle a retiré la règle et à inséré le stérilet contenu dans un tube, et a déployé ses ailettes. Là j’ai eu très mal, j’ai même poussé un cri… Mais c’était surtout sous le coup de la surprise. Je ne m’attendais pas à ce niveau de douleur. Puis elle m’a fait patienter quelques minutes allongée le temps que la tension retombe. Je suis ensuite rentrée chez moi à pieds. Je vous conseille de rentrer avec quelqu’un car on peut avoir un peu le tournis après ça.

Conclusion de la pose : beaucoup plus douloureux que ce que je pensais, mais rapide. Une fois que c’est fait, on a mal au ventre comme quand on a ses règles et puis plus rien !

Premières observations suite à l’arrêt de la pilule

Cela fait maintenant un peu moins d’un mois que j’ai le stérilet et franchement je suis très satisfaite ! A part la pose qui a fait mal, et les quelques heures suivant la pose ou j’ai juste eu des douleurs de règle, je n’ai plus rien senti ensuite. J’ai eu quelques pertes il y’a une semaine mais c’est tout. Et je trouve que ma peau est beaucoup plus belle (moins de boutons bizarrement !). Je me sens assez en forme, moins fatiguée. Je ne sais pas si c’est lié.

J’attends mes premières règles sous stérilet qui doivent arriver dans quelques jours. En effet, il parait que c’est lors de ses premières règles, qu’on voit vraiment si le stérilet est fait pour nous. La plupart des femmes ont mal  à ce moment là, au point de tout remettre en question. Pour ma part je suis peut-être trop optimiste mais je pense que ça va le faire ! Est-ce que je regrette d’avoir arrêté la pilule ? Pas du tout 🙂

Voilà, j’espère que ce come back sur le blog vous fait plaisir. J’avais envie d’un article un peu plus personnel que d’habitude. Dites-moi si ça vous intéresse aussi. Ca vous dit un autre article sur mon expérience avec le stérilet dans 6 mois ?

Bisous et coquillages 🐚

 

 

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