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Lecture

Mon avis sur La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker

Hola chico/as ! Aujourd’hui, je vous retrouve pour un sujet un peu spécial, que je n’ai pas encore abordé dans mon blog. La lecture ! Comme vous le savez peut-être, j’ai fait classes prépas lettres après un bac L, alors je suis censée être une dévoreuse de livres… Hem hem. Disons que depuis que j’ai quitté la Calédonie et que ma mère n’est plus dans le coin pour me forcer à avaler de manière hebdomadaire un classique, il y’a eu un peu de relâchement😇Je ne prends plus vraiment de plaisir à lire en ville, j’ai besoin de me retrouver en pleine nature, en voyage, loin du quotidien et des bruits de la capitale. Autant vous dire que mon retour en Calédonie a été propice à mes retrouvailles littéraires. J’ai dévoré un pavé de 800 pages en une semaine. Du jamais vu ! Et ce pavé, c’était « La disparition de Stéphanie Mailer », le 3e policier du célèbre Joël Dicker.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas parce que je l’ai dévoré en si peu de temps que je l’ai pour autant adoré. J’ai même trouvé qu’il était plutôt moyen. En réalité, je l’avais commencé il y’a quelques mois après l’avoir acheté à la Fnac de Paris, et je m’étais interrompue dans ma lecture au bout de 100 pages. Il m’a fallu attendre 200 nouvelles pages avant de réellement rentrer dedans. Je vous explique.

L’intrigue se déroule à Orphéa, dans une petite ville balnéaire tranquille des New Hampton, un thème récurrent chez Joël Dicker, qui aime faire évoluer ses personnages dans des décors paisibles en bord de mer. Or, cette ville sans histoire est bouleversée par le meurtre de la famille du maire pendant le festival annuel de théâtre. Deux policiers débutent leur enquête et mettent la main sur l’assassin présumé. 20 ans plus tard, une journaliste, Stéphanie Mailer, laisse entendre que les enquêteurs se sont fourvoyés et que le meurtrier est toujours en liberté. Puis elle disparaît… d’où le titre.

Je dois avouer que je me demandais vraiment ce qui allait bien pouvoir se passer dans ces 800 pages puisque l’intrigue de base me paraissait plutôt simpliste. Au final, je comprends pourquoi l’auteur s’est autant étalé: les personnages sont très nombreux, leurs histoires s’entremêlent sans qu’on ne comprenne vraiment le lien entre chacun d’entre eux, et les temporalités sont complètement bouleversées. Et c’est peut-être là où le bât blesse. Je sais bien qu’un policier se nourrit de mystères et autres retours en arrière nécessaires aux rebondissements finaux, mais sans doute y’en avait-il un peu trop à mon goût !

Autre déception: la « banalité » des meurtres. Je ne me souvenais pas que dans les deux précédents romans de Joël Dicker, les meurtres aient été aussi basiques (noyade, fusillade…). Vous allez peut-être me prendre pour une folle, mais j’éprouve un malin plaisir à lire des descriptions gores qui font froid dans le dos… Dernièrement, « Le vol des cigognes » m’avait carrément retourné l’estomac et j’avais adoré 😂Dans « La disparition de Stéphanie Mailer », rien de tout ça… je reste donc sur ma faim à ce niveau-là. Après tout, un policier ou encore un thriller en anglais, c’est fait pour frissonner non?

Enfin, j’ai été un peu déçue de ne pas retrouver cette réflexion sur la littérature que j’avais tant appréciée dans « La vérité sur l’affaire Harry Québert », où le protagoniste est à la fois écrivain et personnage et où l’on ne sait plus qui tient la plume entre Joël et Marcus. Dans « La disparition de Stéphanie Mailer », on aborde le monde du théâtre sans vraiment creuser. On comprend à travers certains personnages atypiques, qu’il s’agit d’un univers particulier, mais il n’y a pas de véritable critique ou mise en abîme sur cette discipline qui mérite pourtant une jolie mise en avant (j’ai fait du théâtre pendant 6 ans alors j’aurais aimé voir l’envers du décor).

En somme, « La disparition de Stéphanie Mailer » est un bon roman policier, mais largement moins bon que les précédents « La vérité sur l’affaire Harry Québert » et « Le livre des Baltimore ». Alors si vous n’en avez lu aucun, vous pouvez vous lancer dans l’opus dont je viens de vous parler. Avec un peu de persévérance, vous finirez par entrer dedans et à apprécier le dénouement. Mais pour ceux qui ont goûté aux deux autres chef d’oeuvres, vous pouvez passer votre chemin, au risque de comparer sans cesse et d’être déçu !

Voilà, j’espère que cette critique vous aura plu et vous aura servi. Dites-moi ce que vous en avez pensé si vous l’avez lu, vous aussi !

Bisous et coquillages 🐚

 

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